A Nos Amours

A Nos Amours

le Mercredi 27 jan 2016

A NOS AMOURS

Dans le cadre du dispositif « Lycéens au cinéma », les élèves de terminale professionnelle et première générale, se sont rendus à la salle Léo Ferré pour le visonnage du film « À nos amours » réalisé en 1983 par Maurice Pialat.

 

Ce dernier nous raconte l’histoire d’une jeune fille, Suzanne, âgée de 15 ans, et de ses expériences en tant qu’adolescente aussi bien en amour qu’avec sa famille.

Le rôle principal est interprété par Sandrine Bonnaire qui est une actrice de talent pour son jeune âge, surtout dans les scènes d’improvisations.

 

C’est d’ailleurs la particularité du cinéma de Pialat, qui joue lui-même le rôle du père, d’improviser certaines scènes. Il laisse aux spectateurs la compréhension du personnage de Suzanne et il s’est avéré difficile pour les élèves de comprendre tout le film et les points de vues varient sur « le réalisme de la cruauté ».

 

La classe de Terminale Esthétique.

Critiques du film par nos élèves :

 

« En tant que spectatrice, je suis mécontente autant par le manque de dynamisme des personnages que par le film en lui-même.

 

Les personnages étaient plus amateurs qu’acteurs et j’avais l’impression d’assister à une pièce de théâtre plutôt qu’à un film.

Il me semble aussi inconvenant de voir une jeune fille de 15 ans nue, surtout en 1983, dans les bras d’hommes de 30 ans.

De même, la relation que la jeune Suzanne entretenait avec son père semblait ambiguë. On pouvait aussi se perdre entre tous les personnages qui entouraient la jeune fille puisqu’ils avaient le même style vestimentaire et la même coiffure.

 

Le film ne soumet aucune morale, il n’apprend rien et ne soulève aucun point ou problème important dans la vie. De plus, il est mal filmé, mal séquencé ; on voit Suzanne passer d’un endroit à un autre sans rapport entre les différentes scènes. Enfin, il n’y a aucun indice de temps et le son était plus que médiocre. On n’avait donc du mal à entendre et à comprendre les paroles.

 

En somme, rien de passionnant. » 

 

Une spectatrice mécontente.

 

 

 

« Je trouve que ce film comporte de bonnes improvisations lors du tournage et que le comportement de Suzanne reflète bien le titre du film.

 

Toutes les scènes assez violentes sont très bien tournées et pour la plupart improvisées ce qui permet de transmettre beaucoup d’émotions aux spectateurs.

 

Enfin, il y a une très bonne qualité de tournage pour l’époque, car le personnage de Suzanne permet aux jeunes filles d’aujourd’hui de s’identifier à elle sous certains traits. C’est un personnage enthousiaste, qui profite de la vie et semble la croquer à pleines dents. »

 

Une spectatrice ravie.